Vendredi 14 novembre 2008
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J'ai piqué à la PROVENCE du jour et LCM l'essentiel des déclarations de hièr soir du prefet Sapin concernant soit l'environnement , soit
notre vallée de l'Arc (LGV , Atmel) . C'est inquiétant pour certains sujets (Atmel, Plan de campagne), nébuleux pour d'autres (LGV) . En soulignant en blanc des bouts de phrases, je me rends compte
de l'importance des mots et constate un coté inquiétant et réac du discours, bien habillé autrement.
Concernant les entreprises déjà en difficulté :
"On ne peut pas mettre sur le dos de la crise tout ce qui se produit dans le département. Dans le cas d'Atmel, nous avons affaire à une
entreprise étrangère qui veut se délocaliser en Espagne ou en Pologne. C'est son droit. Notre travail est de nous assurer que la loi est respectée. On vérifie
notamment que les promesse des dirigeants de la société sont tenues. Se ce n'est pas le cas, on peut leur demander le remboursement de l'argent public qui leur avait été avancé par les
collectivités. Je l'ai déjà fait par deux fois dans la région où j'étais en poste auparavant. Mais Atmel est une entreprise sérieuse et j'espère ne pas avoir à en arriver à de telles
extrémités".
Concernant le travail le dimanche :
"Si la proposition Maillé est adoptée, ce ne sera certainement pas un retour en arrière pour les Bouches-du-Rhône. Bien au contraire, nous aurons une zone de Plan
de Campagne ouverte légalement le dimanche et des zones touristiques qui fonctionneront enfin de manière claire et officielle. Travailler le dimanche, n'est pas un facteur discriminant à
l'embauche. Le texte Maillé apporte en effet de nombreuses garanties sur la rémunération ou sur la possibilité de se retirer volontairement du système".
Concernant la LGV :
"Nous n'aurons pas un tracé avant la fin de l'année. Mais le ministre des Transport veut réunir les grands financeurs de la région avant la fin de l'année.
Ils disposent tous désormais des éléments techniques nécessaires pour prendre une décision rationnelle et non pas superficielle. Nous sommes unanimement pour un tracé qui passe par l'agglomération de Marseille mais avec une gare au nord de la ville. Ce tracé est moins cher de
3,5 milliards d'euros et répond aux deux exigences fondamentales qui sont de relier rapidement Nice à Paris et Nice à Marseille".
Concernant l'incinérateur :
"Je suis heureux que l'Europe soit venu enquêter mais je pense qu'en matière de pollution et d'environnement, elle ferait mieux de se pencher sur d'autres pays que
le notre. Il fallait donner le temps à M. Caselli et à sa nouvelle équipe de prendre connaissance du dossier. C'est aujourd'hui chose faite et l'on peut maintenant se réunir pour trouver une
solution globale. Je ne veux plus du système des dérogations. D'ailleurs je ne me prêterai plus à ce jeu. Je veux un accord sur une stratégie d'ensemble, sur le fond, avant le 31 décembre de cette
année, avec une solution acceptée par tous. A partir de là, je veux bien faire un effort et envisager une prolongation d'Entressen".
Concernant la pollution autour de l'Etang de Berre :
"On a présenté des chiffres aux élus. Ces chiffres ne révèlent aucune situation dramatique. Nous sommes d'accord pour engager dès les prochains mois des
études plus fines mais les données statistiques dont nous disposons aujourd'hui sont assez rassurantes. Les élus veulent aller plus loin. Pourquoi pas. D'ailleurs les industriels eux mêmes sont
demandeurs. Mais les spécialistes ne manifestent actuellement aucune inquiétude. S'il y avait la moindre anomalie, nous nous retournerions aussitôt vers les entreprises. En revanche, la situation
de la nappe phréatique est très préoccupante".
Par Achim
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Publié dans : environnement, écologie
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